Le Château du grimpeur

Il ne fait pas bon passer après…

Nous avions prévu depuis longtemps l’exploration du château du grimpeur. Mais le timing n’était pas le bon. Pour vous expliquer il faut revenir une semaine plus tôt : le week end précédent nous étions également de sortie pour explorer le château du pilote en culotte courte, une superbe exploration qui mérite pas mal de superlatifs, comme je l’évoquais dans mon article sur ce château. Je reviens sur cette exploration car j’avais oublié de lui reconnaître une autre qualité : le spot urbex qui m’en aura demandé le plus physiquement, le premier où je me blesse.

Rien que ça, oui. Le lendemain de la visite une douleur commençait à se faire sentir au poignet. Bizarrement le pire mouvement pour moi était de prendre en main mon appareil photo, c’était impossible de le tenir normalement… Quelques jours plus tard mon médecin me confirmait la mauvaise nouvelle : tendinite du poignet, 2 semaines de repos avec attelle. Et il fallait bien se rendre à l’évidence, le coupable était mon reflex. Je ne pensais pas qu’on puisse se faire une tendinite en prenant des photos. J’avais abusé du château du pilote !

Je déclarais donc forfait sans même avoir pu faire le repérage du château.

L’ascension

Quelques semaines plus tard, avec un poignet refait à neuf, nous voilà devant le château du grimpeur. Pour être exact, plutôt en dessous du château, car il est construit sur un promontoire et le chemin d’accès est verrouillé par un grand portail bien fermé. Il faut donc passer par derrière, par une forte pente glissante et enneigée, en s’aidant des arbres pour grimper. Et comme si c’était trop facile, les châtelains avaient la mauvaise habitude de déverser leurs poubelles dans cette pente, l’ascension se fait donc au milieu des déchets, morceaux de verre et autres chaussures en décomposition. Heureusement je peux compter sur mon poignet.

Nous arrivons enfin en haut. Et voici la récompense de notre effort : la première porte en arrivant est ouverte.

La maison de retraite

Comme souvent nous faisons le tour du propriétaire avant de sortir les trépieds. Le rez-de-chaussée envoie du très lourd, on va se régaler pour les photos. Des beaux salons comme on les aime. Du luxe.

On file dans les étages. Là le château fait beaucoup moins rêver, il servait comme maison de retraite avant d’être abandonné. Sans surprise, c’est une maison de retraite comme les autres avec une succession de chambres banales. Certaines pièces du rez-de-chaussée ont également été modernisées et restent sans âme.

Voici ce que j’ai retenu de cette partie du château.

 

Le château du grimpeur

Le voila. Les photos parlent d’elles mêmes : on s’est régalé ! Mention spéciale pour cet escalier monumental avec un petit air de château de Dracula.

 

La Chapelle

A une extrémité du château un passage mène à une petite chapelle. Elle a beaucoup de cachet. Mais c’est la partie de l’ensemble qui a le plus souffert des assauts du temps : le toit fuit et un goutte à goutte rythme le temps qui passe.

 

La descente

La descente sera pire que la montée, mais après quelques glissades et autres acrobaties nous en sortirons tous indemnes. Et surtout heureux d’avoir eu du succès dans cette aventure. Finalement dans l’urbex, les explorations c’est comme beaucoup de choses : quand on a du mal à obtenir celle que l’on convoite, elle n’en a que plus de saveur quand on y accède.

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One Comment

  1. laporte j 18 janvier 2018 at 21 h 52 min #

    ce lieu me fait peur, et on voit bien dans l’église ou plutôt la petite chapelle, les sièges religieux qui cassent quand on s’assoit! bref, je ne m’y attarde pas sur celui là moi… vos photos sont tellement bien prises, très jolies les couleurs et tout, retouchées ou pas, çà rend très réel, et quand même intéressant à voir! cela reste des souvenirs pour toute une vie! merci quand même!
    salut.

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