L’Hôtel Mario – La trilogie thermale II (hôtel Hercule)

Résumé des épisodes précédents

Arrivé dans cette ancienne ville thermale en début d’après-midi, je savais qu’il ne me restait que peu de temps si je voulais rentabiliser cette journée hivernale d’urbex avant la nuit. Et elle commençait enfin à devenir intéressante en visitant l’hôtel Brice. Je savais que j’avais plusieurs spots potentiels très proches, à quelques centaines de mètres les uns des autres. Tous dans cette petite ville, ancienne station thermale. L’hôtel Mario était le second sur la liste.

Les stations thermales étaient à la mode au début du XXème siècle avant de perdre progressivement de leur attrait et de devenir des friches, délaissées par les touristes modernes. Et de fait, en urbex ce sont devenues des lieux privilégiés comme les sanatoriums ou les anciennes vallées industrielles hydroélectriques.

Après avoir quitté l’hôtel Brice et avalé rapidement un sandwich, me voilà donc devant l’hôtel Mario. De l’extérieur, il est beaucoup plus impressionnant. C’est une vraie splendeur de l’époque thermale, un hôtel qui a de la classe. Il est complètement ouvert. Pas de doute, je suis arrivé trop tard pour celui-ci.

L’hôtel Mario : c’était le plus beau…

… Mais ça c’était avant. C’était l’hôtel des thermes, l’unique, le vrai. Des dimensions impressionnantes, une réception plus grande que mon appartement, une salle à manger comme un terrain de foot. Mais il n’est plus que l’ombre de lui-même. Plus aucun meuble. Les murs et les sols ont été cassés pour récupérer les fils de cuivre. Les graffeurs s’en sont donnés à coeur joie. Je ne parcours même pas tous les étages, il n’y a plus aucune chance de tomber sur une pièce épargnée.

Voici quelques traces de sa splendeur.

Episode III ?

Il est 15h30. Encore une petite heure avant la nuit.

En face de l’hôtel thermal il y a un autre hôtel abandonné, plus modeste. Mais il est nickel de l’extérieur, et à ce moment là quelqu’un se gare devant et ouvre avec la clé. L’ancien ou futur propriétaire, je ne sais pas mais ce qui est sur c’est que l’hôtel n’est pas complètement abandonné.

200 mètres plus loin se trouve encore un autre hôtel, voilà mon tome 3. Enfin c’est ce que je pensais : l’hôtel n’est pas luxueux, de plus il est dévasté. Rien ne m’intéresse, je ne sors pas l’appareil photo du sac. Juste une photo souvenir en partant.

  

Encore quelques centaines de mètres et me voila devant le dernier point sur ma carte. C’est un petit hôtel et la façade n’a pas de trace évidente d’abandon, il semble bien fermé. Pour ne rien regretter, je saute le portail pour faire le tour par l’arrière. Et là, bingo : une porte est ouverte. Affaire à suivre…

 

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