Le Lavoir à charbon

Historique

Parfois ça veut pas. J’ai mis très longtemps à sortir cette série sur le lavoir à charbon – ou rêve du ferrailleur comme je pensais l’appeler fut un temps. Très longtemps parce que la série me semblait perfectible et que je ne savais pas très bien comment la présenter. Et oui, comme je vous ai déjà dit, je suis plus à l’aise dans les châteaux que dans les bâtiments industriels. Du coup, je finis par sortir la série après plusieurs visites. Certaines photos datent de plusieurs années. J’espère que l’article vous plaira. N’hésitez pas à me le dire en commentaire – surtout si ça m’aide à progresser en photos d’architecture industrielle !

Le Rêve du ferrailleur

Le rêve du ferrailleur, c’est un nom qui décrit bien le lieu. Imaginez un amas d’acier plus grand qu’un terrain de football et sur plusieurs dizaines de mètres de hauteur ! Vous avez là un des plus grands sites industriels que j’ai pu visiter. A l’intérieur, il n’y a pas de béton. Mais il y a un dédale de passerelles, plateformes, escaliers, tapis roulants, tous en métal. On s’y perd. Entre les demi étages, les passerelles dérobées derrière une machine et les petits ponts pour passer au-dessus des chaines de machines, on se fait littéralement avaler par cette énorme machinerie, on s’y perd, on explore, … Bref, on est impressionné par ce qu’on voit. Et on en ressort quelques heures plus tard en ayant fait un voyage dans l’ère industrielle du XXème siècle.

Parfois après avoir gravi quelques escaliers on se retrouve sur une plateforme qui surplombe l’amas de machines et à travers la grille qui sert de plancher on découvre qu’on est vraiment haut par rapport au sol ! A d’autres moments, on se faufile entre les machines pour déboucher sur une pièce à part ou encore sur un îlot de verdure, un trou dans le toit permettant à la végétation de reprendre ses droits.

Bref, impressionnant.

Le lavoir à charbon

Mais au fait, c’est quoi un lavoir à charbon ? C’est une usine de traitement du charbon, souvent implantée à côté d’une mine. Le but de toutes ces machines est de séparer le charbon des impuretés et des roches extraits afin de le rendre plus pur pour l’utilisation. Ensuite il s’agit de le classer en fonction de son calibre. Simple dans le principe, cela nécessite des grosses installations, surtout si on souhaite en traiter d’énormes quantités comme ici. Au bas de l’édifice, des lignes de chargement permettent d’entrevoir le débit de production du lieu. En effet 3 lignes parallèles permettent de charger en même temps un train, mais également une bonne dizaine de camions ainsi que des péniches avec un accès direct au canal.

 

Le lavoir à charbon que j’ai visité a fonctionné pendant la majeure partie du XXème siècle, pendant l’âge d’or de l’exploitation minière en France. Il a fermé il y a une vingtaine d’années.

La Masse

Voici une entrevue de l’ampleur du lieu.

Et dans les détails

Comme toutes machines et chaines de production, on découvre ici et là de nombreux écriteaux et instructions. C’est l’occasion de s’attarder sur quelques détails.

Les pièces annexes

On termine la visite par les ateliers, la réserve et les vestiaires.

 Et on repart

Après plusieurs heures passées dans ce dédale, nous repartons à chaque fois avec la même impression, celle de ne pas avoir visité complètement le lieu ! En effet, il y a tellement de passages possibles et de passerelles dérobées qu’il est difficile de s’y repérer. En tout cas un lieu impressionnant qu’on gardera en mémoire.

Aujourd’hui le bâtiment est classé monument historique. La commune cherche à valoriser ce patrimoine et lance régulièrement des appels à projets, sans succès jusqu’à maintenant. Il faut dire que recycler un tel lieu n’est pas chose aisée.

 

 

 

 

 

This entry was posted in Industriel, Urbex and tagged , , , , , , , .

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

*
*