Le Couvent Saint Bernardus

Quoi, vous ne connaissez pas Saint Bernardus ?

J’apprends à l’instant, ou plutôt wikipedia me rappelle que c’est une bière belge. Une marque déposée d’ailleurs, j’espère que je n’aurai pas d’ennuis avec cet article… Croisons les doigts. Bref, si vous cherchez un couvent rempli de canettes de bière ou encore en Belgique c’est peine perdue, il n’y a pas de rapport.

Souvent je reprends les noms donnés par d’autres urbexeurs qui ont visité l’endroit avant moi. Dans le cas du couvent Saint Bernardus, je ne reprends pas les noms existants, pas que je sois le premier à le visiter mais plutôt parce qu’ils ne me satisfaisaient pas. Ils sont trop évidents pour certains, trop obscurs pour d’autres.

Alors voila, Bernardus à quelque chose à voir avec le couvent en question. Et surtout, sur ce site, les couvents s’appellent Saint quelque chose qui finit en « us » parce que le précédent s’appelait « Saint Antonus » et on ne va pas changer la ligne éditoriale tous les 4 matins.

Le Couvent Saint Bernardus

Il est presque vide, on trouve très peu d’objets attestant de la vie des religieuses dans ce lieu. L’intérêt photographique réside pour moi dans ces vieux murs aux peintures qui se craquellent, ces teintes pastel délavées par le soleil et ces planchers grinçants usés par les pas des nonnes. Le site n’est pas très dégradé, on n’y trouve pas de graffitis, juste quelques déchets et canettes de bière ici ou là.

D’extérieur il est encore très présentable. Seuls quelques carreaux de fenêtres cassés et la végétation témoignent de son abandon. Un bon coup de débroussailleuse et on y accède facilement !

La visite officielle

Au fil des siècles – plus de 9 a son actif tout de même – le couvent a été occupé par différentes branches du catholicisme. Il a même été utilisé un temps comme hôpital militaire. Les dernières religieuses sont parties en 2011. Depuis le couvent est à vendre mais il ne trouve pas preneur. Certaines parties sont toujours entretenues et ouvertes au public de temps en temps. Il s’agit du cloître, de l’église et de quelques salles contiguës. Fermées au public lors de mon passage, j’ai pu les visiter car elles communiquent avec la partie abandonnée. Pas le plus intéressant à mon gout, trop entretenu… Les voici.

Le dédale

Passons aux choses intéressantes, la visite non officielle, la partie abandonnée. Relativement en bon état, pas de fuites au toit, pas de planchers effondrés. Juste des peintures qui s’effritent, des boiseries usées et des peintures délavées.

Le site est immense, les bâtiments se déploient en ramifications à partir d’un bâtiment principal qui regroupe les pièces communes. Plusieurs escaliers et des couloirs interminables desservent le tout. Tout ceci est très graphique, un bonheur pour moi et mon appareil photo.

Mais où cela nous mène t’il ?

A beaucoup de chambres sans intérêt mais aussi à toutes ces pièces…

 

 

Cette exploration m’aura occupé plus de 2 heures. Avec une petite frayeur pendant l’exploration : au début de la visite j’ai entendu des bruits de voitures proches puis des voix se rapprochant… En regardant discrètement par la fenêtre je découvre avec étonnement une panoplie de voitures militaires…

En fait il s’agissait de passionnés de voitures de collection qui faisaient une pause dans la cour du couvent à l’occasion d’une promenade du dimanche. Craignant qu’ils ne pénètrent dans le couvent, je me suis retranché proche de la sortie (non officielle) et ai patienté quelques minutes, prêt à décamper. Mais ils ne tardèrent pas à partir, me laissant le champ libre pour poursuivre l’exploration tranquillement.

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