Le Château gruyère

Le nom de château gruyère n’est pas de moi, je me suis contenté de le reprendre. Car ce nom va très bien à ce château abandonné, merci à l’explorateur qui l’a trouvé. Dès qu’on pénètre à l’intérieur du château, le nom est évident : ce château est littéralement un gruyère. En effet il y a des trous de partout, la moitié des planchers sont effondrées. Sans parler de l’odeur, à faire pâlir de jalousie un maroilles ou un munster bien affiné.

Le Château gruyère

Situé au centre d’un bourg, le château gruyère a encore fière allure. La végétation qui pousse sur sa façade ajouterait presque du cachet à cette superbe façade.

Un parking public se trouve juste devant la bâtisse, ce qui nous évite d’avoir à chercher une place discrète pour garer la voiture (se garer peut paraître simple, mais cela peut rapidement devenir compliqué lorsqu’on veut se garer discrètement et qu’il n’y a aucune place à proximité).

Nous voilà garés. Nous n’essayons pas l’entrée principale. De toute façon la grille est bien fermée et des arbres poussent derrière, preuve que l’accès n’a pas été utilisé depuis plusieurs années. Nous faisons le tour par l’arrière du château.

 

La traversée du parc est assez agréable, hormis le fait que nous arrivons trempés jusqu’aux genoux – traversée de fougères et d’herbes hautes obligent. Quelques points d’intérêt jalonnent le parc : un puits bucolique, une vieille voiture ou encore une ancienne citerne souterraine (un défi photo que je ne relève pas). Et nous voilà au pied du château. Le chemin est bien tracé et nous mène directement à une fenêtre fracturée ; on peut dire l’entrée des urbexeurs car ce château est assez fréquenté à l’époque de ma visite.

La pièce urbex

La première pièce est en bon état. Elle est même rangée. C’est étonnant, surtout quand on voit le reste du château. Après avoir fait le tour du propriétaire, nous pourrons dire que c’est la pièce « spéciale urbex« . En effet d’autres explorateurs ont clairement mis en scène cette pièce : ils l’ont vidée des meubles indésirables pour créer un décor photogénique, d’où l’impression d’ordre. Elle n’a surement plus aucun mobilier d’origine.

Le fromage

Dès qu’on passe la porte de cette première pièce, on se rend compte de l’état réel du château : un vrai gruyère. On pourrait même ajouter : en état avancé de décomposition. La plupart des planchers ne sont plus  à leur place ; ils se sont écroulés et se retrouvent à l’étage inférieur. Le  rez-de-chaussée est devenu un mélange des meubles et objets d’origine, des planches pourries des étages supérieurs et de fouillis lui aussi des étages supérieurs. En somme, plusieurs étages compactés en un seul ! En effet le château semble regorger d’objets divers accumulés par les occupants, mais peu sont encore intacts.

L’escalier en pierre permet encore d’accéder aux étages, mais la plupart des chambres sont maintenant inaccessibles.

Notre visite du château gruyère

Mes acolytes font un tour rapide, dubitatifs. Se frayer un chemin est assez compliqué, entre amas de détritus et trous. Ajoutez à cela la puanteur ambiante car tout semble moisi dans ce château, y compris les animaux empaillés. Tout ça n’encourage pas à prendre le temps de l’explorer !

Pour ma part j’essaie de pousser un peu plus la visite, car ce château est (était) splendide et il regorge encore de trésors. Par les portes ouvertes, par dessus les trous du sol j’entrevois des pièces très photogéniques. Il y a eu de la beauté à une époque, qui ne semble pas si ancienne mais que je ne sais dater précisément. On distingue encore les beaux plafonds, les tapisseries aux murs et les meubles de luxe. Mais l’état général m’empêche d’en voir plus. C’est trop dangereux. Dommage, j’aurais bien aimé faire des photos des autres pièces… Mais trop périlleuses. Je rebrousse chemin à regret. Voici un aperçu des pièces accessibles.

Conclusion

Je garde une impression mitigée de ce château : l’état extérieur ne laissait pas présager du mauvais état intérieur. Il semblerait que le château se soit dégradé très rapidement, en l’espace de quelques années car son abandon ne semble pas si ancien.

Une impression mitigée également sur mon exploration : d’un côté j’aurais aimé prendre plus de temps à l’explorer, à photographier les autres pièces et mettre en lumière son délabrement. D’un autre côté je suis content de ne pas avoir eu d’accident et d’en être parti indemne car il est très dangereux.

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