Le Cimetière de voitures de l’infirme

Ceci n’est pas un article sur les gilets jaunes. Merci de votre compréhension. Les voitures du cimetière de voitures de l’infirme étaient là bien avant le blocage des ronds-points. Aucun rapport.

 Des vieilles bagnoles

Je ne suis pas spécialement passionné de voitures. Mais surtout de tout ce qui est abandonné. D’urbex, quoi. D’ailleurs je ne saurais même pas vous dire les modèles de voitures que j’ai vu ! (je crois que j’ai vu des simca. Mais je ne suis pas sur. Si vous reconnaissez les voitures sur ces photos, dites le moi s’il vous plait !).

C’est après avoir vu un documentaire sur les cimetières de voitures (série diffusée il y a quelques mois sur arte) que je me suis mis en quête de ce genre de lieux. J’en ai rapidement trouvé quelques-uns, dont un qui m’a particulièrement tapé dans l’oeil. De passage dans la région le week end suivant, j’ai fait un détour par le cimetière de voitures de l’infirme. Cette visite m’a bien plu, je vais plus m’intéresser à ce genre de lieux à l’avenir.

Sauf que – comme dit le documentaire – ce genre de lieux est en voie de disparition. A une époque il y en avait beaucoup en Europe. En effet on ne savait pas trop comment se débarrasser des vieilles bagnoles, alors on les entassait là où elles ne gênaient pas. Mais ces dernières années, avec la pression écologique, nombre d’entre eux ont été démantelés. A chaque fois les carcasses sont vendues aux enchères et partent comme des petits pains.

 

Le Cimetière de voitures de l’infirme

Le cimetière de voitures de l’infirme n’est pas un dépotoir. Ces quelques dizaines de carcasses ont été méticuleusement acquises par un collectionneur. Pendant plusieurs décennies cet homme a acquis plus d’une centaine de véhicules construits entre les années 50 et 70. Jusqu’à ce que, comble de l’histoire, il soit renversé par une voiture et ne puisse plus s’occuper de ses belles cylindrées.

Aujourd’hui ce site de stockage est complètement abandonné. Autour du hangar le terrain s’est transformé en forêt épaisse. On ne distingue même plus le chemin pour y accéder – il faudrait déforester si l’on souhaitait sortir les voitures de leur sommeil.

 

Le hangar est rempli jusqu’à ras-bord. Il n’est pas fermé des 2 bouts et dans ces zones les voitures se mélangent avec la végétation. Mes zones préférées, là où la nature rencontre l’industrie.

 

Au centre du hangar, les voitures sont tellement serrées qu’on ne peut pas toujours ouvrir les portières. Et même pas se faufiler entre elles, il faut parfois les escalader. Les voitures ont du être rangées dans un ordre précis de sorte qu’il faudrait quasiment toutes les déplacer pour sortir la plus au fond !

Ici les véhicules sont mieux conservés – la végétation n’y est pas encore parvenue. Mais ça ne saurait tarder car le toit du hangar montre des signes de faiblesse et risque de s’effondrer.

Les graffeurs ont pris possession du lieu. Mais cela pourrait être pire – seules quelques voitures ont subi leur passage. La plupart des tags sont sur les murs du hangar. En sélectionnant ses cadrages, on arrive presque à ne pas les montrer. Là aussi ça ne saurait tarder à empirer.

Parcours d’obstacle

Mine de rien j’ai passé quand même près de 2 heures dans ce hangar ! Il faut dire qu’avec ces voitures tellement serrées se déplacer entre-elles avec appareil photo et trépied n’est pas une mince affaire. La prise de vue est également quelque peu accrobatique – je vous laisse m’imaginer en équilibre sur un coffre rouillé pour prendre à travers une lunette arrière…

En tout cas je me suis éclaté photographiquement parlant. Une très belle découverte ce cimetière de voitures de l’infirme.

 

 

 

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3 Comments

  1. Arthur 7 janvier 2019 at 11 h 05 min #

    Bonjour,
    Je suis ton blog depuis un certain temps (grand passionné d’urbex et de tout ce qui est abandonné depuis longtemps), et c’est un des meilleurs du genre à mon sens.
    Les photos sont aussi exceptionnelles que les lieux qui, par ailleurs, laissent rêveurs! (Combien de fois j’ai rêvé de pouvoir découvrir certains lieux que tu présentes ici).

    Ensuite, en temps que grand passionné d’autos anciennes et d’épaves autos, je vais identifier les principales autos (les plus identifiables) de tes photos en les prenant du début à la fin:

    Première photo: Renault Frégate et Peugeot 403 (second plan et arrière-plan).
    Deuxième photo: Simca Aronde A90 et Renault Dauphine à sa gauche.
    Troisième photo: Peugeot 403.
    Quatrième photo: Deux Renault Dauphine.
    Cinquième photo: Intérieur de Renault Dauphine.
    Septième photo: Intérieur de Simca P60.
    Huitième photo/Neuvième photo: Simca P60.
    Dixième photo: Intérieur de Renault Frégate Transfluide (Transfluide était le nom de la boite automatique reconnaissable à son combiné de petits voyants ronds sur la colonne de direction, très à la mode à la fin des années 50 car très typée « American way of life).
    Onzième photo: Peugeot 404 à gauche, Ford Anglia en arrière-plan (avec la lunette arrière inversée!) et Renault Frégate devant la 404.
    Douzième photo: Le volant ressemble à un volant Simca mais je n’arrive pas à identifier le modèle ni la marque.
    Treizième photo: Citroën DS, DKW 1000 à droite.
    Quatorzième photo: Citroën DS.
    Dix-septième photo: De gauche à droite, premier plan: Citroën DS, DKW 1000, second-plan: Simca Aronde, Citroën DS, deux Renault Dauphine, Peugeot 403, troisième-plan: Deux Simca Ariane, Trianon ou Versailles. L’embouti de toit de l’auto à droite de la grosse américaine pourrait aider à l’identifier, ça ressemble à une Renault 6, à droite, Peugeot 403?

    Je n’ai pas pris ma loupe ni quelque heures supp’ pour identifier celles que je ne suis pas parvenu à mettre à jour, en prenant plus de temps je pense que pas mal me reviendraient mais ça dégrossit déjà pas mal le boulot ^^
    Voilà, désolé du pavé, et merci pour ces articles de grande qualité 🙂

    • Olivier 7 janvier 2019 at 12 h 29 min #

      Merci beaucoup Arthur pour ton retour et pour toutes ces infos ! Je ne pensais pas que c’était aussi varié. Tu m’épargnes des heures de recherche 🙂

  2. Arthur 7 janvier 2019 at 15 h 48 min #

    Je t’en prie, c’est un plaisir!
    C’est assez varié mais finalement très représentatif du parc automobile des années 50-60 tel qu’on peut le voir sur de vieilles photos ^^
    Je m’étonne juste de ne voir aucune Traction ni 2CV, pourtant massivement vendues à l’époque. 😉

    Et petite correction au passage, ce que je prenais pour une Ford Anglia est au final une Ford Consul (l’Anglia n’a existé qu’en deux portes, hors sur la photo, on distingue nettement qu’il s’agit d’une quatre portes).

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