Russie épisode IV : voyage en transsibérien

Après la visite des 2 mégalopoles russes Saint-Pétersbourg et Moscou, nous voilà embarqués dans le transsibérien. Nous en avions rêvé, nous y voilà, un dimanche soir à la gare de Kazan à Moscou, prêts à embarquer pour notre première nuit dans ce train mythique. Mais ne sachant pas vraiment à quelle sauce nous allons être mangés…

Le transsibérien : comment ça se passe ?

Le transsibérien c’est avant tout un moyen de transport très utilisé par les russes. C’est juste un train – couchettes comme ça ne se fait plus en France. Sauf que la ligne fait dans les 9000 kilomètres et le trajet de Moscou à Vladivostok prend une semaine. En somme, à l’exception d’un ou 2 trains à l’ancienne comme dans les films, c’est un train (couchette) normal.

Il y a pas mal d’arrêts sur la ligne : une cinquantaine (et il traverse 990 gares au total). Et là encore, comme un train normal, on prend un billet entre 2 gares en particulier. C’est ce que nous avons fait : nous avons en fait pris plusieurs billets sur cette même ligne et avons donc pris des trains différents, puisque nous souhaitions visiter plusieurs villes sur le tracé.

Il y a 3 classes différentes : la première (2 lits par compartiment), la deuxième (4 lits par compartiment) et la troisième (dortoir ouvert de 54 lits). Nous avons choisi de voyager en deuxième classe, le meilleur compromis économique et culturel : nous n’avons pas payé cher (le transsibérien est vraiment bon marché, surtout par rapport à notre fameuse référence française !) et nous n’étions pas complètement isolés dans notre compartiment. Du coup nous avons fait le trajet en compagnie de russes et avons pu essayer d’échanger un peu avec nos colocataires temporaires. Même si peu d’entre eux parlent anglais (en fait, aucun dans le transsibérien), nous avons eu massivement recours à Google pour traduire.

La vie à bord

Au bout d’une semaine confinés dans ce train, nous sommes devenus des pros ! Chaque wagon est contrôlé par une provodnitsa, une sorte de responsable du wagon. A l’embarquement elle contrôle les tickets et elle fournit les draps. Ensuite, chacun fait son lit puis se met à l’aise : tout le monde se met en pyjama ou en jogging, comme chez soi. Et galanterie russe oblige, les hommes sortent du compartiment pendant que les dames se changent ! Ensuite on se laisse ballotter par le roulement du train pendant tout le trajet. Il n’y a pas grand chose à faire à part lire, manger, regarder le paysage (en fait très monotone : de la taïga sur presque tout le trajet), essayer (sans succès) de discuter avec ses voisins…

 

 

Seul luxe du train : la présence d’un samovar au bout de chaque wagon, distributeur d’eau chaude à volonté pour prendre un bon thé avec son bouquin. A part ça, il n’y a que 2 toilettes par wagon (rudimentaires et pas très propres), pas de douche (prenez des lingettes si vous y passez plusieurs jours !) et l’espace est confiné.

 

 

La plupart du temps les gares défilent. Quelques fois par jour le train fait des arrêts plus longs, jusqu’à une heure, c’est alors l’occasion de sortir se dégourdir les jambes sur le quai. C’est assez surprenant de retrouver tous les voyageurs en pyjama sur un quai de gare au milieu de nulle part ! On peut aussi s’acheter à manger dans les petits kiosques sur les quais.

Notre expérience

Malgré le confort rudimentaire, nous avons adoré cette partie du voyage. C’est vraiment une parenthèse hors du temps où l’on prend le temps de ne rien faire (un luxe rare aujourd’hui !). C’est aussi un moyen de voyager diablement efficace et pas cher : on y dort bien (la première nuit est un peu difficile, mais une fois qu’on a l’habitude des bruits du train, ça berce). Si on se débrouille bien on prend un train le soir, on s’endort rapidement et on se réveille le matin dans une autre ville en ayant fait un millier de kilomètres sans s’en rendre compte ! Finalement c’est beaucoup de temps gagné.

Nous avons fait 4 trajets dans le train, et 5 nuits au total. Le plus long trajet a duré une trentaine d’heures : nous avons pris le train un soir et en sommes descendus le surlendemain (2400 km plus loin). A la fin nous en redemandons ; on aurait bien continué notre douce hibernation dans ce train hors du temps !

Dans le prochain article, je privilégierai les photos pour vous montrer les villes que nous avons visité sur le trajet : Kazan, Iekaterinbourg, Krasnoïarsk et Irkoutsk.

 

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