Le Château de la cavalière

Une bonne petite exploration

Pour faire une bonne exploration urbex, il faut plusieurs ingrédients. Tout d’abord il faut un lieu intéressant. Dans mon cas des vieilles pierres dégradées naturellement, en évitant les lieux saccagés par la bêtise humaine. Deuxièmement il faut de l’exploration. Oui, c’est dans le titre, mais ce n’est pas toujours si évident : quand on a vu le lieu en photo sous toutes les coutures avant de le visiter, cela enlève beaucoup de son attrait. Et enfin il faut une petite histoire, que l’on vive quelque chose, un ressenti, une rencontre… Bref, quelque chose dont on se souvient.

Ce quelque chose fera souvent un bon titre. Comme pour le château de la cavalière.

Le Château de la cavalière

Nous savons que des chevaux occupent le parc du château. Nous suspectons fortement la présence d’un haras ou quelque chose dans ce style dans les parages… Il y a quelqu’un devant le château lors de notre visite. Conseil de guerre rapide : on fait quoi, on va discuter ? On attend ? On s’en va bredouille ?

Nous optons pour la manière douce. Souvent, avancer à visage découvert paie. En effet la cavalière nous indique gentiment l’accès au château : « le propriétaire loue ses champs pour les chevaux. Et le château ? Il le laisse complètement à l’abandon. Des photographes viennent de temps en temps. Allez y, l’entrée est par là. ». Merci madame ! De toute évidence elle ne connait pas l’urbex. Elle ne sait pas ce que c’est que galérer pour entrer et jouer à cache-cache pour ne pas se faire voir des voisins ! C’est anodin pour elle mais c’est beaucoup pour nous.

Dans ces conditions, on est tout de suite plus sereins à l’intérieur. Ce que l’on perd en adrénaline on le gagne en tranquillité – on parle sans baisser la voix, on ne stresse pas, et surtout on prend tout le temps dont on a besoin pour immortaliser l’endroit dans ses moindres détails.

Un château mignon

Je peine à trouver des informations sur ce château. Sa « version actuelle » daterait du XIXème siècle, reconstruite sous l’impulsion d’un illustre propriétaire. Au XXème siècle, ce fut pendant un temps une « maison de santé » – j’avoue ne pas saisir exactement ce que c’était à l’époque. En tout cas l’organisation du bâtiment étaie la thèse d’un établissement de soin ou de convalescence, avec ses nombreuses petites chambres dans les étages.

Bref, aujourd’hui il est occupé par les pigeons. Il est vide. Ce n’est pas le plus beau château que j’ai eu l’occasion de visiter. Mais l’abandon depuis un certain temps lui donne l’ambiance, la poussière des bâtiments abandonnés que j’affectionne.

En résumé, un petit spot sans prétention, agréable à visiter.

La visite

Commençons par le rez de chaussée : une enfilade de plusieurs petits salons répartis autour du hall central. L’escalier reste l’élément le plus luxueux du château.

 

Tout au long de notre exploration, des cavaliers passent autour du château, parfois accompagnés de chiens. Nous avons bien fait de nous présenter. Dans le cas contraire, cela aurait été une visite des plus stressantes.

Dans les étages, c’est plus intimiste : de petites chambres avec un certain charme, mais on n’est pas franchement impressionné par le luxe. Je me suis surtout amusé de la variété des lavabos et bidets dans toutes les chambres.

 

Enfin, nous terminons la visite par les extérieurs. Le parc est immense mais en grande partie occupé par les chevaux. Nous ne les dérangeons pas, nous préférons l’intérieur du château de la cavalière !

 

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