Le Château Helix

Aujourd’hui je reviens sur un des premiers lieux que j’ai visité, le château Helix. Sauf que pour cette deuxième visite, un vidéaste m’accompagne. Le documentaire réalisé à cette occasion, « Culture au sommet », est diffusé en ce moment sur la chaîne Mont Blanc Live.

Un bon exemple d’urbex

Le château Helix me faisait rêver lorsque j’ai commencé l’urbex. J’avais passé pas mal de temps avant de réussir à le localiser. A l’époque ce vieux château abandonné m’avait impressionné de par sa taille et surtout ses magnifiques escaliers. C’était début 2015. J’en avais tiré quelques clichés, visibles sur mon flickr.

J’avais beaucoup aimé cette visite et je m’en rappelle toujours. C’est un exemple typique d’urbex, on y trouve tous les ingrédients. Tout d’abord il se trouve dans un endroit retiré, à l’abri des regards et oublié de tous (quasiment aucune chance de passer devant par hasard). L’approche est aussi un exercice : il faut trouver à se garer discrètement et faire le tour à travers champs et forêts pour éviter la maison du gardien, qui est toujours habitée. Enfin, arrivé dans la place, on trouve toutes les caractéristiques d’une bonne exploration : portes et fenêtres ouvertes aux 4 vents, dégradations (casse et tags), nature qui reprend ses droits, bruits inquiétants du vent qui joue avec la structure, planchers pourris plus très surs, … Mais aussi quelques traces de vie et objets curieux d’un autre temps.

Du coup, lorsque le réalisateur du documentaire me propose de me suivre dans une exploration, je pense tout de suite au château Helix. Nous prenons rendez-vous quelques jours plus tard, un matin d’automne.

Un peu nerveux au départ à l’idée de s’infiltrer dans un bâtiment dans lequel on n’est pas censés être, mon coéquipier se prend vite au jeu.  Il me suit, armé de sa caméra. Nous discutons urbex, vidéo et autres tout en explorant le château. Nous passons plusieurs heures à arpenter la grande bâtisse.

Le Château Helix

Disons le, ce n’est pas le plus beau lieu que j’ai visité, loin de là. Depuis ma première visite du château Helix, j’ai visité au moins 50 autres châteaux. Mais c’est un très bon exemple pour partager ma passion pour l’urbex.

Ce château qui semble dater de la fin du XVIIème siècle a eu plusieurs vies. Les dernières vies connues sont centre thermal, centre de colonies de vacances et pour finir centre de désintoxication pour toxicomanes. Son abandon remonte à plus de 20 ans.

Depuis le temps qu’il est abandonné, le bâtiment a subi des dégradations humaines. Mais relativement peu, on trouve encore des pièces immaculées – et je n’ai pas vu d’évolution entre mes 2 visites. Il faut dire qu’il est difficile d’accès – retiré dans les montagnes, à l’écart du village et loin des grands axes routiers. De plus un gardien veille sur le château (enfin il ne fait pas beaucoup de zèle, il ne m’a jamais inquiété).

Le plus grand attrait du château réside dans ses 2 magnifiques escaliers, qui lui ont donné son surnom urbex de château Helix. Voyez par vous-même. C’est le clou du spectacle, je ne me lasse pas de les photographier !

 

Le reste du château est moins intéressant. On trouve quelques meubles et autres traces de ses anciennes vies, comme la salle de classe. Mais il a subi une rénovation à base de placoplatre et faux plafonds. Du coup on ne voit plus du tout la richesse qu’il a pu avoir à une époque. Au rez de chaussée on trouve quelques grandes pièces peu photogéniques – je n’aime pas l’esthétique du placoplatre, surtout quand il est fracassé. Dans les étages c’est une succession de petites chambres sans âme. Voici le résultat de nos errements.

La version vidéo

C’est toujours un plaisir pour moi de partager ma passion. J’ai passé un très bon moment lors du tournage de ce reportage. Il est visible en ce moment sur la chaîne Mont Blanc Live.

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