Le Cimetière de véhicules du méticuleux

Aujourd’hui je vous présente le cimetière de véhicules du… Bon, là, je sèche. Je n’arrive pas à trouver un nom qui me plait pour ce cimetière de véhicules. Alors j’ai décidé de vous parler des noms auxquels vous avez échappé. Comme ça, peut-être que vous pourrez m’aider à trouver un nom.

Le Cimetière de véhicules

Contrairement au cimetière de voitures de l’infirme que j’avais visité il y a quelques mois, ce cimetière de véhicules n’est pas vraiment un lieu abandonné. Certains véhicules sont en piteux état. Pour certains il est évident qu’ils n’ont pas bougé depuis de nombreuses années car ils sont à moitié enterrés. Mais le terrain est entretenu, le propriétaire y passe régulièrement. C’est tout à la fois un lieu de stockage, un garage et un atelier de réparation. Perdu dans les bois et sans interdiction explicite d’entrer, je me suis permis d’y faire quelques photos.

Au menu : une panoplie de véhicules, majoritairement des voitures de toutes les époques.  Mais aussi un bus, une pelle mécanique, 2 camions, des camionnettes, des engins de débardage, des engins agricoles et même certains difficilement identifiables ! Voici un aperçu en images.

 

Pour l’histoire du lieu : il n’y a rien à dire, c’est un champ avec un hangar au milieu. Quant aux modèles de voitures, je vous laisse les reconnaître par vous-même. Je ne suis pas passionné de voitures, mais plutôt de vieux trucs, de rouille et de decay en général. Je suis donc incapable de reconnaître ces modèles… Sauf quand ils sont bien indiqués en évidence et photogéniques. Comme ici.

Du choix d’un bon nom pour un lieu abandonné

Revenons en à mon problème initial : trouver un nom à un spot urbex, c’est tout une science ! C’est important, je le prends très au sérieux. Je me casse souvent la tête pendant un moment avant de trouver un nom satisfaisant car il doit remplir plusieurs critères. Le plus important est qu’il ne soit pas le vrai nom du lieu, afin de ne pas divulguer sa localisation (voir les règles de l’urbex). Il doit néanmoins avoir un rapport avec le lieu ou au moins avec l’expérience vécue lors de la visite. Et souvent il constitue un indice plus ou moins obscur sur le vrai nom ou sa localisation.

Les noms auxquels vous avez échappé

Du coup, plusieurs possibilités s’offrent à moi pour le choix d’un nom.

La plus simple : un autre explorateur a déjà donné un nom qui me plait. Affaire réglée. Merci à tous ceux qui ont donné des noms satisfaisants à des lieux abandonnés que j’ai visités : vous m’avez grandement simplifié la vie. Pas de chance pour le cimetière de véhicules, car je ne l’ai jamais vu en photos.

Deuxième option, que je choisis souvent (pour garder une logique dans ma ligne éditoriale) : donner un nom de métier ou d’activité qui caractérise un ancien propriétaire ou le lieu en lui-même. C’est le cas de la villa du fêtard avec son impressionnante salle de bal, du château du pilote en culotte courte avec ses vieilles voitures à pédale ou encore du château du copieur avec son propriétaire jaloux du château voisin.

Le Cimetière de véhicules du portier

Ici je n’ai aucune info sur le propriétaire. Au niveau des objets : des véhicules et des pièces détachées. Ce qui nous donne le premier nom auquel vous avez échappé (le moins pire à mon avis) : le cimetière de véhicules du portier. Voilà pourquoi.

 

Dans la même thématique, vous avez aussi échappé au cimetière de véhicules du châtelain. Parce qu’il se situe non loin d’un château qui m’intéressait. Finalement pas du tout abandonné, ce château a eu au moins le mérite de me faire découvrir ce cimetière.

Le Cimetière de véhicules des vaches

Souvent, lors d’explorations, je croise des animaux dont le nom m’inspire. Ce qui donne la maison de la scolopandre ou encore le manoir au sanglier (les animaux empaillés, ça marche aussi). A défaut d’avoir trouvé un nom de métier, j’ai essayé de me rabattre sur cette deuxième option. Ici, je n’ai que vaguement entendu des vaches au loin. Sauf que des vaches, j’en croise quasiment dans un lieu abandonné sur deux. Donc non : trop bateau.

Un truc de morts vivants ?

A défaut d’un nom évident, j’ai repris la série de photos en espérant qu’un nom s’impose en les visionnant. A la vue d’une carcasse à moitié enterrée, j’ai pensé à des voitures « mortes vivantes » qui sortiraient de leurs tombes. Inspiration « The Walking dead » : « the driving dead » ? Non, c’est de pire en pire.

Non mais non

Ne trouvant toujours pas, j’ai encore essayé d’autres idées. Je suis alors arrivé sur « Lent et pépère », pour rester sur les références audiovisuelles (« Fast & furious »). Et j’ai fini par me dire : « Mon pauvre Olivier, là tu as touché le fond. Ça sera simplement le cimetière de véhicules. En espérant que je n’en visite pas d’autre de sitôt ».

A moins que vous ayez une idée ?

Peut-être en voyant ces autres spécimens…

 

Alors ?

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3 Comments

  1. Arthur 24 juin 2019 at 15 h 48 min #

    Hello,

    Comme à l’accoutumé, très bel article, qui me touche aussi beaucoup car, avant de faire de l’urbex, je faisais surtout de la recherche d’autos anciennes abandonnées dans la nature (passionné d’autos et de « decay », j’ai allié les deux) et ce genre de cimetière est, évidemment, le Graal ultime.

    Je vais donc tenter d’identifier les véhicules qui n’ont pas de badges ni de nom de modèle apparents (l’identification des autres étant évidente), comme je l’avais également fait dans ton précédent article sur le cimetière de l’Infirme.

    Première photo: A droite du Fiat, Citroën Rosalie (probablement un modèle 15CV à six cylindres d’entre 1934 et 1938).
    Seconde photo: Deux Peugeot 202.
    Cinquième photo: Peugeot 201 de première génération.
    Sixième photo: Au fond, Citroën type A, au première plan, Citroën type C3 carrossée en plateau (l’étonnant trou dans le pare-brise devait servir à loger un klaxon à poire je pense).
    Seizième photo: En orange, Peugeot 104.
    Dix-septième photo: Trois Panhard PL17 (celle en haut à gauche est un modèle de 1961 ou 1962, reconnaissable à ses « sourcils de phares et de clignotants un peu baroques), et une Ford Vedette (moteur V8!).

    Pour ce qui est du nom, « Cimetière du portier » sonnait pas mal, mais des amoncellements de pièces, on en trouve dans tous les cimetières. A un moment, tu dis que le lieu semble entretenu, qu’il y a un atelier de réparation et un passage régulier, je propose donc « Cimetière du Méticuleux », je trouve que ça sonne pas mal, et ça fait référence au propriétaire.

    Voilà, en espérant t’avoir, à nouveau, épargné quelques moments de recherche!

    Bonnes explos futures 🙂

    • Olivier 24 juin 2019 at 18 h 09 min #

      Merci encore une fois Arthur pour toute cette science.
      Ca peut paraître étrange mais en te lisant je me rends compte de ce que j’avais devant les yeux (par exemple quand tu parles des années 30, je ne les voyais pas si vieilles ! Ou encore pour le trou pour le klaxon que je n’avais même pas remarqué !). La prochaine fois je devrais t’emmener avec moi !

      Pas mal le « cimetière du méticuleux ». C’est le meilleur nom à ce jour. Si personne ne trouve mieux d’ici une semaine je le mets !

      • Arthur 25 juin 2019 at 10 h 00 min #

        Mais je t’en prie, j’aime bien essayer d’identifier ces vieilles tôles aussi, ça me fait de petits défis 😀

        Et oui, tu as trouvé un nids d’ancêtres comme ça commence à se faire rare, par exemple les deux Citroën poussiéreuses remontent à la première moitié des années 1920 (la Citroën type A est le tout premier modèle de voiture produit par Citroën à partir de 1919)!
        Ah ben avec plaisir, si l’occasion se présente!

        Content que le nom te plaise, et au plaisir de lire d’autres articles, comme d’habitude! 🙂

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